Black Lilith est née d’une discussion de fin de soirée en bout de comptoir au sein d’un bar queer devenu lieu café-culture à Rennes. Passionnées de musique, d’écriture théâtrale, de poésie, de cinema, de jeu scénique : « On a tout ce qu’il faut pour le faire, y compris le talent, l’énergie et l’audace. Rien à prouver, personne ne nous attend, mais beaucoup en ont besoin.»

Black Lilith est né de ces êtres qui ne savent pas se mouvoir sans vibration, sans création. Black Lilith n’est pas né de l’énergie du désespoir dans lequel il a pris racine en temps de confinement et d’effondrement. Non. Il est né dans cet absolu besoin de vouloir, de prendre sans attendre qu’on nous la donne, cette place, cette parole dans cet univers mainstream, pour offrir nos émotions, nos vibrations de femmes, queer, trans, à qui veut les recevoir. On ne tend pas la main, on offre nos émotions. Black Lilith est né dans la beauté de la sororité, dans sa dimension empowerment certes, mais dans une générosité désintéressée. Comme on le ferait avec un enfant.